| 02 octobre 2021
Nomade des mers à New-York, une escale à la rencontre des « New Farmers »

Le Nomade des mers en escale à New-York ! L’équipe du Low-tech Lab, cultivant elle-même de la spiruline, a eu vent de l’existence d’une ferme urbaine nouvelle génération au cœur de New-York. Curieux de voir comment cultiver de la spiruline en ville, l’équipage du Nomade des mers a fait la rencontre de We are the farmers, de jeunes New-Yorkais à l’origine de cette ferme au cœur de Big Apple.         

copyright : Sidonie Francès - Low-tech Lab

Les « New Farmers »

We are the farmers ont créé une ferme urbaine où est cultivé un aliment durable et riche : la spiruline. Jonas et Michael veulent repenser la façon dont nous cultivons la nourriture. En effet, notre système d’agriculture actuel participe à au moins 30% de toutes les émissions de carbone créées par l’homme, participant au changement climatique. Soucieux de cela, Jonas et Michael ont essayé de trouver des solutions pour avoir un système de production alimentaire moins impactant en empreinte carbone. Ils se sont alors tournés vers la spiruline.

La spiruline, une culture résiliente et locale

La spiruline est une micro algue bleue-verte, vieille de 3 milliards d’années. Riche en vitamines, minéraux et protéines végétales, la spiruline est un super aliment très sain pour les humains. En plus d’un apport nutritif important, elle est simple à cultiver. Pour grandir, la spiruline a besoin de CO2, d’azote et un peu de fer, d’un climat très chaud (entre 30° et 35°C), comme l’explique Jonas à l’équipage du Nomade des Mers. On retrouve cette algue naturellement au Mexique et dans certains pays d’Afrique.

A New York, l’équipe de We are the farmers a décidé d’installer leur ferme et de cultiver leur spiruline à l’intérieur d’un ancien terminal d’approvisionnement de l’armée. Cela leur permet de reproduire les conditions optimales pour cultiver cette algue, sans dépendre de la météo.

copyright : Sidonie Francès - Low-tech Lab

Vers une agriculture à faible empreinte carbone ?

La culture de spiruline représente une culture avec une source d’empreinte carbone réduite. En effet, pour la même quantité de protéines issue du bœuf, la spiruline nécessite 19 fois moins de CO2. Même si elle est cultivée dans l’eau, la quantité utilisée reste une petite portion d’eau par rapport à ce qu’utilisent les fermes traditionnelles. La cultiver en ville permet également de réduire son empreinte carbone, car elle est produite au plus près des consommateurs, paramètres importants aux yeux de We are the farmers.

À propos de l'auteur
Charlotte Genest